En ce temps de Carême, les chrétiens sont invités à progresser dans la conversion à Dieu, tel que Jésus nous le révèle, et à prendre l’une ou l’autre résolution exprimant leur volonté de répondre à cet appel. Deux textes du théologien Xavier Thévenot, bon connaisseur de la psychanalyse, et un autre du théologien et psychanalyste Antoine Vergote peuvent nous aider à comprendre ce qui est en jeu, et à nous orienter avec intelligence et réalisme :

Dans ce chapitre de son excellent petit ouvrage Avance en eau profonde, intitulé « Fermes résolution et plaisir de vivre », Xavier Thévenot explique pourquoi nous avons de la peine à tenir de nos résolutions, et à quelles conditions nous pouvons éviter l’échec. 

Dans cet article disponible en ligne, il propose une très intéressante réflexion sur les changements psychiques impliqués par la conversion : « 1. Comment celle-ci est-elle racontée et quel usage le converti fait-il de son récit ? 2. Est-il possible d’expliquer psychologiquement le changement attribué à la rencontre de Dieu ? ». Ce qu’il dit de la conversion au sens fort (le passage de l’incroyance à la foi) peut s’appliquer, en changeant ce qu’il faut changer, à la conversion permanente que suppose le progrès vers une union à Dieu plus profonde.

Enfin, cet excellent article sur « Le sacrement de pénitence et de réconciliation » aide à comprendre ce qui se joue dans la confession. Antoine Vergote y  soutient que la théologie et la pratique pastorale n’ont pas suffisamment reconnu les dimensions anthropologiques du sacrement de réconciliation et sont donc en partie responsables de la perte de signification et du recul constatés à propos de ce sacrement. Il compare la perte de signification du sacrement avec l’impressionnante propagation actuelle des psychothérapies.

Laisser un commentaire

14 − quatorze =