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Biographie d’Antoine Vergote (1921-2013)

Antoine Vergote(Pour plus de détail, voir JB Lecuit, L’anthropologie théologique à la lumière de la psychanalyse. La contribution majeure d’Antoine Vergote, Cerf, 2007) :

(Sur la mort d’Antoine Vergote »)

  • 8 décembre 1921 : naissance à Courtrai (Belgique flamande)
  • 1947 : ordonné prêtre (diocèse de Bruges)
  • 1950 : doctorat en théologie :   Het getuigenis-thema in het vierde Evangelie, Thèse de doctorat en théologie, texte dactylographié ; promoteur : Lucien Cerfaux, (coll. « Universitas Catholica Lovaniensis. Dissertationes ad gradum doctoris in Facultate theologica consequendum conscriptae. Series 1 », 210), Leuven, Katholieke Universiteit te Leuven, Faculteit Godgeleerdheid, 1950. Partiellement publiée dans  « L’exaltation du Christ en croix selon le quatrième évangile », Ephemerides Theologicae Lovanienses, 28/1 (1952) 5-23 (cet article résume le chapitre III, § III, p. 85-114 de la thèse)
  • 1954 : doctorat en philosophie :   Het wilsrealisme in de philosophie van Thomas van Aquino : studie van Thomas’ wilsphilosophie in de thema’s van het transcendentaal goede, de streving en de liefde, Thèse de doctorat en philosophie, Leuven, Katholieke Universiteit te Leuven, Hoger instituut voor wijsbegeerte, 1954, partiellement publiée dans « Intellektualisme en Voluntarisme. De antinomieën van het finalistisch goedheidsbegrip bij Aristoteles en Thomas van Aquino », Tijdschrift voor Filosofie, 3 (1955) 477-522.
  • 1954-1958 : formation à Paris. Chargé de mettre au point un programme de psychologie de la religion à Louvain, il entreprend une formation psychanalytique à Paris, au sein de la Société Française de Psychanalyse(SFP), fondée en 1953. Assiste à différents séminaires et enseignements (ceux de Lacan, pendant trois ans, et de Françoise Dolto, Merleau-Ponty, Koyré, Lévi-Strauss, Piaget, Gustave Guillaume).
  • 1959 : commence à enseigner la psychologie de la religion à Louvain, au sein de l’Institut de Psychologie. Il enseigne aussi l’anthropologie philosophique et la philosophie de la religion.
  • 1962 : directeur du Centre de Psychologie de la Religion, comportant une section néerlandophone et une section francophone
  • 1960 : fonde l‘École Belge de Psychanalyse(EBP), avec d’autres anciens membres de la SFP, disparue en 1964.
  • 1971 : professeur invité à la Fordham Universityde New York
  • 1972 : professeur extraordinaire à l’Institut Catholique de Paris.
  • 1987 : professeur émérite de la Katholieke Universiteit Leuven (KUL) et de l’Université Catholique de Louvain(UCL).
  • A reçu le doctorat honoris causa des universités de Nimègue, Lima, Arequipa et Salamanque.
  • 10 octobre 2013, à Louvain (Leuven) : mort d’Antoine Vergote (enterré le 19 octobre dans le cimetière de l’abbaye de Parc, à Heverlee)

Profilo di Antoine Vergote (IT)

1 commentaire pour Biographie

  • Je tiens à rendre hommage à cet éminent chanoine-psychologue religieux : en 1966, dans « Psychologie religieuse », hélas épuisé, il avait déjà compris les fondements du phénomène religieux. Tout en prônant une foi « épurée, authentique, Présence Opérante du Tout Autre, dégagée des pesanteurs affectives de l’adolescence », il n’a pas contesté l’origine psychologique, éducative et culturelle de la foi, et pressenti l’explication de sa fréquente persistance neuronale dans le cerveau émotionnel, puis rationnel. Ainsi, il écrivait page 294 :
    « La disponibilité religieuse de l’enfant ne prend forme qu’à la condition d’avoir été précocement éduquée. Toutes les observations l’ont confirmé : l’influence des parents est le facteur le plus décisif dans la formation des attitudes religieuses.(…) Les gestes et le langage religieux des parents, la célébration des fêtes religieuses marquent de façon indélébile les souvenirs d’enfance de nombreux adultes, et déterminent leurs sentiments d’appartenance religieuse. (…). L’extraordinaire permanence des attitudes religieuses, que de nombreuses enquêtes ont mis en lumière, s’explique certainement par l’influence prépondérante de l’éducation familiale.»(…).

    Son successeur ) l’UCL, le professeur Vassilis SAROGLOU, l’a confirmé : « Le fait d’avoir eu des parents religieux et d’avoir reçu une éducation religieuse est le facteur le plus important pour déterminer les probabilités d’être, de rester ou de redevenir soi-même croyant, que ce soit à l’adolescence ou ultérieurement à l’âge adulte ». Et ailleurs : « Le fait d’avoir la foi (…)n’est pas tellement, d’un point de vue statistique, une question de choix. C’est plutôt une question de continuité ou d’assimilation de tout le bagage mental ou affectif que l’on a reçu par le biais de la socialisation, qu’il s’agisse de croyance, de pratique, d’émotion ou de valeurs ».

    Des neurophysiologistes ont en effet constaté que si les hippocampes (centres de la mémoire explicite) sont encore immatures à l’âge de 2 ou 3 ans, les amygdales (du cerveau émotionnel), elles, sont déjà capables de stocker inconsciemment le souvenir d’événements à forte charge affective ou des souvenirs émotionnels tels que, par exemple, l’atmosphère « envoûtante » d’une église, les prières et autres comportements religieux des parents, voire leurs inquiétudes métaphysiques, sans doute reproduits via les neurones-miroirs du cortex pariétal inférieur.
    Ces « traces » neuronales, appelées « engrammes », sont indélébiles, et se renforcent par plasticité neuronale, au fur et à mesure des expériences religieuses.

    Des observations par IRM fonctionnelle et par tomographie à émission de positons, à l’occasion d’ expérimentations sur des religieuses en extase mystique et sur des bouddhistes atteignant le nirvana, suggèrent actuellement que le cerveau rationnel, le cortex préfrontal notamment, et donc aussi bien l’esprit critique que le libre arbitre ultérieurs s’en trouvent inconsciemment « éteints » (cf « La biologie de dieu », de Patrick JEAN-BAPTISTE) et donc « anesthésiés », à des degrés divers, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect, du moins en matière de foi.

    Antoine VERGOTE aura permis non seulement à des croyants de renforcer leur foi en comprenant qu’elle se vit et ne se démontre pas, mais aussi à des athées involontairement dans doute, de comprendre que leur conception rationnelle et scientifique de l’inexistence réelle de Dieu, n’exclut pas qu’il ait néanmoins, dans l’esprit des croyants, une existence subjective, fût-elle imaginaire et illusoire. Ce faisant, il aura grandement contribué à permettre un choix aussi libre que possible entre croyance et incroyance, entre soumission religieuse (certes variable selon les religions) et autonomie de la conscience, entre créationnisme et évolutionnisme, etc.
    Qu’il en soit sincèrement remercié !

    Michel THYS, à Ittre. (N.B. Je ne suis pas Michel THYS, à Braschaet, qui est psychanalyste).
    http://michel.thys.over-blog.org/article-une-approche-inhabituelle-neuroscientifique-du-phenomene-religieux-62040993.html

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